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Liste des témoignages




Témoignages

Céline

Bonjour à tous,

Je m’appelle Céline. Comme tous les matins, je partais pour aller travailler, sauf que le matin du 31 octobre 1996, on ne s’est pas rendus. Nous étions trois à bord de la voiture. Heureusement, les deux autres sont sortis indemne. J’ai fait 21 jours de coma, et subit de multiples fractures du côté gauche qui m’ont laissées des séquelles permanentes. J’ai dû aller au centre de réadaptation Cooke pour réapprendre les choses qui m’étaient déjà acquises. Cela n’a pas été facile tous les jours, mais avec de la patience et de la persévérance, on peut réussir à s’en sortir.

Pour ma part, j’ai eu la crème des professionnels en réadaptation. Ils sont allés à mon rythme et ils ont pris le temps de m’écouter. Tout ça pour vous dire que je ne veux en aucune façon enlever la crédibilité des autres professionnels que je n’ai pas connus.

À ma sortie de Cooke, je me suis séparée puisque mon conjoint ne pouvait accepter la nouvelle personne que j’étais devenue. Ma fille et moi avons dû apprendre à vivre seules toutes les deux. Pour ma fille aussi, ça n’a pas été facile. Elle a dû vivre 10 mois sans moi, puis la séparation, le déménagement, se séparer de ses amies et vivre avec une mère différente de celle qu’elle avait toujours connue. On a dû mettre un X sur les activités que nous faisions ensembles et en trouver d’autres qui nous convenaient à toutes les deux.

Un jour, on m’a fait connaître l’Association : j’ai donc pu connaître d’autres gens comme moi. J’ai aussi connu de bien belles choses, comme par exemple, la pièce de théâtre, le comité social, etc. C’est là que j’ai compris que je ne suis pas une demi-portion, mais bel et bien une personne entière. Même avec des limites physiques ou motrices, quand on a donné notre maximum et que l’on est fière, nous sommes des personnes entières.

Je vous laisse sur ces mots : « La force ne se trouve pas dans les livres ni dans les arbres, mais bel et bien à l’intérieur de vous »


Dominique Bordeleau

Au début de mon hospitalisation, j’étais considérée comme un cas lourd, presque quadraplégique. Tout ce qui fait parti du quotidien comme, aller à la toilette, manger, se vêtir, parler et même respirer était devenu une corvée. Je me sentais comme dans une prison que mon propre corps avait construit. La fille autonome et indépendante que j’étais devais toujours demander de l’aide pout tout. Pendant mon séjour à l’hôpital, une bonne amie m’a offert un calendrier dont chaque mois contenait une pensée positive qui, une fois rassemblées, produisait ce texte :


N’abandonne pas

Quand le tracas et les tourments
Viennent assombrir de doux moments.
Quand il devient difficile,
D’avancer sur le chemin de la vie.
Quand plus rien ne va,
Que tout semble au plus bas.
Quand tu veux sourire,
Mais que tout n’est que soupirs.
Quand tu te soucies,
De ce que sera ta vie.
Tu peux te reposer,
Mais surtout ne pas abandonner.
Le calme revient toujours
Après la tempête…
Quelques lueurs d’espoir,
Viendront effacer les doutes.
Le jour viendra,
Ne désespère pas,
Peut-être beaucoup plus vite,
Que tu ne l’imagines.
Alors dans les moments les plus noirs,
Évite le désespoir.
C’est quand tout semble mal tourner,
Qu’il ne faut surtout pas abandonner

Anonyme

Ce texte a été pour moi une grande source d’inspiration. Il m’a fait voir ma prison sous un autre angle soit, un grand défi. Moi, qui avait toujours voulu être mon propre patron, j’en avais maintenant l’opportunité. Tous les jours, je faisait une heure d’éducation physique, une heure de physiothérapie, une heure d’ergothérapie et le reste. C’est le prix à payer pour vivre le genre de vie que je veux et qui me rend heureuse. Tout ce que je fais me donne le sentiment d’exister en tant qu’individu et d’avoir toujours une certaine utilité.


Marcel Lépine

Salut les amis (es)

Je me présente, Marcel Lépine. Voilà, si je vous écrit cela est simple, c’est pour que vous soyez prudent sur la route. Quand j’ai écrit ce témoignage, en janvier 2002, j’étais âgé de 41 ans. Je suis assez bien portant, du moins je suis encore en vie.

En 1992, avec mon amie Chantale (mon amour du temps), je me suis rendu voir mes frères, Pascal et Robert, qui demeuraient en Alberta (à Calgary). Je me suis trouvé du travail pour installer du recouvrement extérieur sur des maisons. À cet instant je n’avais que 32 ans. J’étais assez heureux; j’étais avec mon amie Chantale, et j’avais un travail, cela était super croyez-moi. Un soir de travail, nous avons eu un accident, et ce n’est pas moi qui conduisait. Je n’avais pas ma ceinture de sécurité et j’ai été éjecté du camion. Bien sûr, on m’a conduit à l’hôpital le plus près, situé à environ 35 milles de Calgary. Comme le médecin ne pouvait rien faire pour moi, il m’a fait transférer, par hélicoptère, dans un autre hôpital. Je me suis réveillé neuf semaines plus tard et on me tenait en vie avec des machines (pour le cœur, etc…). À ce moment là, le médecin parlait avec mon frère Robert, et lui dit :

« Marcel ne va pas très bien. Tu vas constamment lui poser des questions faciles pour lui rafraîchir et lui pratiquer la mémoire, soit son nom et adresse, sa date de naissance, etc. »

Tout a bien été pour moi et j’ai compris beaucoup de choses comme, par exemple, lorsque vous laissez conduire une autre personne, vérifiez bien qu’il a eu son permis de conduire, et portez toujours votre ceinture de sécurité.

Daniel : Rester sur les rails

J’ai eu un accident de moto le 20 mai 1989 au cours duquel j’ai subi un TCC très sévère. Ma réadaptation a duré 20 mois sur les 36 mois sur les 36 mois prévus par l’administration médicale.

Je voulais retourner travailler malgré mes problèmes physiques et cognitifs. Ce que j’ai réussi à faire après beaucoup d’efforts

C’est par cette image que vous pouvez voir à quel point l’Association des TCC Mauricie/Centre-du-Québec est importante. Quand j’ai besoin d’elle, c’est tout de suite ou très rapidement que j’en ai besoin.

Mes problèmes cognitifs ont besoin régulièrement de rappels. Et pour m’aider à rester actif dans le quotidien, je ne peux attendre après la machine gouvernementale qui a beaucoup de dossiers à s’occuper et qui n’a pas toujours la possibilité de mettre les priorités aux bons endroits, ce que notre Association fait bien en connaissant ses membres.

Longue vie à notre Association et à nos intervenants qui sont là pour nous, les personnes ayant un TCC, comme une grande famille.

Daniel


Ninette Lavoie : Un atout majeur dans tout le processus de réadaptation

Le présent témoignage a pour but de démontrer notre appréciation pour l’Association des traumatisés cranio-cérébraux de la Mauricie/Centre-du-Québec et des bienfaits pour notre clientèle.

L’Association vient en aide à notre clientèle par le soutien, l’accompagnement dans les différentes démarches que les clients ont à faire et les liens avec les organismes de la communauté. De plus, l’Association apporte un grand soutien aux proches aidants.

L’association permet à nos clients de répondre à un besoin souvent exprimé qui est de rencontrer d’autres personnes comme elles qui on subi un TCC.

Finalement l’association permet de fournir un soutien tellement apprécié à nos clients après la période de réadaptation intense. Cela permet de briser l’isolement des clients ayant subi un traumatisme crânien et d’être soutenus dans les moments plus difficiles.
Oui pour nous, L’Association des TCC est un atout majeur dans tout le processus de réadaptation de nos clients et pour le suivi post-réadaptation.
Nous remercions l’Association pour sa précieuse collaboration auprès de notre clientèle.

Ninette Lavoie
Chef de réadaptation
Programme de traumatologie et de conduite automobile
Centre de réadaptation Interval de Trois-Rivières


Pierre Morissette : Une belle complémentarité

Le Centre de santé et services sociaux de Trois-Rivières offre une multitude de services à une clientèle diversifiée. Il doit compter sur des partenaires efficaces et tout aussi empressés à vouloir offrir des services de qualité à sa clientèle.

Le CSSS de Trois-Rivières tient à souligner le soutien et la complémentarité des services offerts auprès de la clientèle traumatisée crânienne de notre région. Cette collaboration permet à ces derniers de pouvoir compter sur une gamme de services diversifiés et ainsi assurer une meilleure cohérence dans l’intervention, et par le fait même, un filet social aidant pour les clients.

Nous croyons que l’ATCC de la Mauricie est un atout majeur et tenons à souligner la très belle coopération avec le CSSS de Trois-Rivières.

Pierre Morissette
Directeur
Programme personnes âgées et déficience physique
CSSS de Trois-Rivières